Os moinhos do coração

Retirar-se para se reencontrar contribui para bem abraçar os outros

Comme une pierre que l’on jette
Dans l’eau vive d’un ruisseau
Et qui laisse derrière elle
Des milliers de ronds dans l’eau…

As the images in wind
Like the circle that you find
In the windmills of your mind

Michel Legrand (1932-2019) foi um grande compositor francês, sobretudo de músicas para filmes. Conquistou três óscares: dois de melhor banda sonora pelos filmes Summer of ’42 (1972) e Yentl (1983), e um de melhor canção original por The Windmills of Your Mind/ Les moulins de Mon Coeur, do filme The Thomas Crown Affair (1969). Ganhou, também, cinco prémios Grammy.

De momento, retenho apenas a canção The Windmill of Your Mind. Inspirou imensas interpretações, algumas memoráveis, como as de Sting, Dusty Springfield, Noel Harrison, Barbra Streisand, Alison Moyet ou Natalie Dessay. A versão francesa tocada e cantada pelo próprio compositor em 1969 permanece um marco incontornável (vídeo 3) https://www.youtube.com/watch?v=UANLvlQKYcI&list=RDEMvYQImFH0wL-Y6SvZyz7W6g&index=7). Impressionaram-me especialmente duas interpretações ao vivo, pela singeleza e depuração: de Sinne Eeg, em inglês, em 2012, e de Juliette Armanet, em francês, em 2018.

Há canções e canções. Algumas dizem-nos. Dedico esta a quem (co)move os “moinhos do meu coração”.

Sinne Eeg – The Windmills Of Your Mind. Ao vivo em Orange, França, 2012
Hommage à Michel Legrand : Juliette Armanet interprète “Les Moulins de mon coeur”- Cannes 2018
Michel Legrand plays and sings LES MOULINS DE MON COEUR 1969

*****

Les Moulins de Mon Coeur, de Michel Legrand

Comme une pierre que l’on jette
Dans l’eau vive d’un ruisseau
Et qui laisse derrière elle
Des milliers de ronds dans l’eau

Comme un manège de lune
Avec ses chevaux d’étoiles
Comme un anneau de Saturne
Un ballon de carnaval

Comme le chemin de ronde
Que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde
D’un tournesol dans sa fleur

Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur

Ce jour-là près de la source
Dieu sait ce que tu m’as dit
Mais l’été finit sa course
L’oiseau tomba de son nid

Et voilà que sur le sable
Nos pas s’effacent déjà
Et je suis seule à la table
Qui résonne sous mes doigts

Comme un tambourin qui pleure
Sous les gouttes de la pluie
Comme les chansons qui meurent
Aussitôt qu’on les oublie

Et les feuilles de l’automne
Rencontrent des ciels moins bleus
Et ton absence leur donne
La couleur de tes cheveux

Comme une pierre que l’on jette
Dans l’eau vive d’un ruisseau
Et qui laisse derrière elle
Des milliers de ronds dans l’eau

Au vent des quatre saisons
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur

As the images in wind
Like the circle that you find
In the windmills of your mind

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