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Português no 45º World Amateur Go Championship no Canadá

O Fernando parte hoje para Vancouver (Canadá). Vai representar Portugal no 45º World Amateur Go Championship que se realiza de 16 a 23 de maio de 2025. Já o tinha feito no campeonato de 2016 na Coreia do Sul. Que tenha uma boa experiência!
No artigo ” Este português vai representar Portugal num Campeonato Mundial… e quase ninguém sabe“, da GEEKINOUT, Jorge Loureiro entrevista Fernando Gonçalves. Carregar na imagem ao lado para aceder ao artigo.

Desaparafusado

Jacopo Tintoretto. Paraíso. 1588. Palácio Ducal, Veneza

Se por te beijar tivesse que ir depois para o inferno, eu faria isso. Assim poderei me gabar aos demónios de ter estado no paraíso sem nunca entrar (atribuído a William Shakespeare).

Por que resulta tão raro encontrar imagens do Paraíso que me atraiam irresistivelmente? Que me entusiasmem ao ponto de desejar ir passar lá umas férias. Será assim tão complicado representar o cenário da nossa maior aspiração: a beatitude, a felicidade eterna e suprema? Devo ter falta de parafusos ou uma entorse nas dobradiças.

Imagem: Giovanni di Paolo. Paraíso. 1445. The MET

Gilbert Bécaud – Charlie t’iras pas au paradis. Single, 1972
Gilbert Bécaud – Charlie t’iras pas au paradis. 1972. Remasterisé en 2016

Imaginário

Jacques Le Goff. O Imaginário Medieval. Ed. Estampa. 1995. Capa.

Costumo visitar livros. Confesso que, desde que deixei nos anos oitenta de “estudar” autores, não leio um livro por inteiro. Por inteiro, apenas os literários. De visita ao livro O Imaginário Medieval, de Jacques Le Goff (1985), encontrei uma definição interessante do conceito de imaginário, em contraposição com os conceitos de representação, símbolo e ideologia. Transcrevo o excerto do original em francês e acrescento um scan, quase ilegível, da tradução em português pela Editorial Estampa (carregar na imagem do texto para aumentar).

Sinto-me tentado a passar a introduzir no Tendências do Imaginário, espaçadamente porque indigestas, uma ou outra transcrição académica com a qual que me identifico.

IMAGINÁRIO

“Une dimension de l’histoire m’a depuis quelques années de plus en plusretenu : celle de l’imaginaire. Il faut d’autant plus la définir qu’elle est naturellement floue. Je tenterai de le faire au moyen de trois types de référence. La première concerne les concepts. Trop souvent l’imaginaire est confondu avec ce que désignent des termes voisins, à l’intérieur de domaines qui se recoupent, mais qui doivent être soigneusement distingués. D’abord la représentation. Ce vocable très général englobe toute traduction mentale d’une réalité extérieure perçue. La représentation est liée au processus d’abstraction. La représentation d’une cathédrale, c’est l’idée de cathédrale. L’imaginaire fait partie du champ de la représentation. Mais il y occupe la partie de la traduction non reproductrice, non simplement transposée en image de l’esprit, mais créatrice, poétique au sens étymologique. Pour évoquer une cathédrale imaginaire, il faut avoir recours à la littérature ou à l’art : à la Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, aux quarante tableaux de la Cathédrale de Rouen de Claude Monet, à la Cathédrale engloutie des Préludes de Claude Debussy. Mais s’il n’occupe qu’une fraction du territoire de la représentation, l’imaginaire le déborde. La fantaisie, au sens fort du mot, entraîne l’imaginaire au-delà de l’intellectuel e représentation.

Ensuite, le symbolique. On ne peut parler de symbolique que lorsqu’il y a renvoi de l’objet considéré à un système de valeurs sous-jacent, historique ou idéal. Les rois de France des portails royaux des cathédrales sont l’actualisation des rois antiques de Juda (ou inversement). La femme aux yeux bandés de la sculpture gothique est l’emblème de la Synagogue. Ces statues sont symboliques. Elles expriment la correspondance de l’Ancien et du Nouveau Testament, du monde royal du Moyen Âge et du Monde biblique, des figures de l’art et des idées de la religion. Quand Victor Hugo dit de Notre-Dame, vue par Quasimodo : « La cathédrale ne lui était pas seulement la société, mais encore l’univers, mais encore toute la nature », il crée une cathédrale symbolique, miroir des trois mondes que le génial bossu y déchiffre, mais aussi une cathédrale imaginaire (« toute l’église prenait quelque chose de fantastique, de surnaturel, d’horrible ; des yeux et des bouches s’y ouvraient çà et là»), car cet exemple montre bien comment ces catégories de l’esprit peuvent s’unir, se recouvrir même en partie, sans qu’il faille renoncer à les distinguer, justement pour bien les penser.

Cet e distinction est tout aussi nécessaire entre l’imaginaire et l’idéologique. L’idéologique est investi par une conception du monde qui tend à imposer à la représentation un sens qui pervertit aussi bien le « réel » matériel que cet autre réel, l’« imaginaire ». Ce n’est que par le coup de force qu’il réalise par rapport au « réel » contraint à entrer dans un cadre conceptuel préconçu que l’idéologique a une certaine parenté avec l’imaginaire. Quand les clercs du Moyen Âge expriment la structure de la société terrestre par l’image des deux glaives, du temporel et du spirituel, du pouvoir royal et du pouvoir pontifical, ils ne décrivent pas la société, ils lui imposent une image destinée à bien séparer clercs et laïcs et à établir entre eux une hiérarchie, car le glaive spirituel est supérieur au glaive temporel. Quand ces mêmes clercs découpent dans les comportements humains sept péchés capitaux, ce n’est pas une description des mauvaises conduites qu’ils réalisent mais la construction d’un outil propre à combattre les vices au nom de l’idéologie chrétienne. Quelle que soit la part d’invention conceptuelle qu’ils renferment, les systèmes idéologiques, les concepts organisateurs de la société forgés par les orthodoxies régnantes (ou par leurs adversaires) ne sont pas des systèmes imaginaires à proprement parler. Mais là encore la frontière est parfois difficile à tracer. Quand Jean de Meun, dans le Roman de la Rose, évoque l’âge d’or et la naissance du pouvoir politique dans la société humaine, est-ce de l’imaginaire ou de l’idéologique ? Les deux ensemble, à l’évidence. Mais la tâche du critique littéraire comme de l’historien est de faire la part des deux et d’analyser leurs imbrications.

Cet exemple m’amène à la seconde référence qu’évoque le concept imaginaire. Les documents sur lesquels travail e l’historien peuvent sans doute renfermer tous une part d’imaginaire. Même la plus prosaïque des chartes peut, dans sa forme comme dans son contenu, être commentée en termes d’imaginaire. Parchemin, encre, écriture, sceaux, etc., expriment plus qu’une représentation, une imagination de la culture, de l’administration, du pouvoir. L’imaginaire de l’écrit n’est pas le même que celui de la parole, du monument, de l’image. Les formules du protocole initial, des clauses finales, de la  datation, la liste des témoins, pour ne pas parler du texte proprement dit, reflètent autant que des situations concrètes un imaginaire du pouvoir, de la société, du temps, de la justice, etc. Mais il est clair que l’histoire de l’imaginaire a ses documents privilégiés et tout naturellement ce sont les productions de l’imaginaire : les oeuvres littéraires et artistiques. Documents difficiles pour l’historien. L’exploitation de la plupart d’entre eux suppose une formation, une compétence technique que l’historien n’a pas.” (Jacques Le Goff, L’imaginaire mediéval: Essais. Paris, Gallimard, Préface, 1985).

Jacques Le Goff. O Imaginário Medieval. Editorial Estampa. 1995. 1
Jacques Le Goff. O Imaginário Medieval. Editorial Estampa. 1995, p. 11

Morrer de riso

‘The Dawnce of Makabre’ from Carthusian miscellany, Yorkshire or Lincolnshire ca. 1460-1500. BL, Add 37049, fol. 32r

Na Idade Média, a morte ri: nos triunfos da morte, nas danças macabras ou no assédio às donzelas. Morre-se de riso? Consta que existe uma hilaridade fatal: as vítimas morrem, literalmente, de excesso de riso. O filósofo grego Crisipo de Solis morreu a ver o seu cavalo comer figos; no século XV, o rei Martim I de Aragão morreu com um ataque de riso; mais recentemente, em 2003, Damnoen Saen-um, um vendedor de sorvetes tailandês, morreu de riso enquanto dormia (ver: https://pt.wikipedia.org/wiki/Hilaridade_fatal).

No palco, só, Bourvil recorda uma anedota fatal que um amigo lhe contou. Quem ouvir a anedota morre. Oito minutos quase sem palavras, mas sempre a comunicar. É obra e talento.

André Bourvil. C’est l’histoire du jockey qui… / Une histoire à mourir de rire. 1962.

Pelo sim, pelo não

Dollar Shave Club. Manifique. 2019

Homens objectos dançantes. Coreografados a preceito. Muito se tem escrito sobre a representação da mulher na publicidade. Recordo o livro Gender Advertisements, de Erving Goffman (1976). Pelo sim, pelo não, chegou o momento de estudar a representação do homem na publicidade. Com ou sem humor. Com ou sem pelos.

Marca: Dollar Shave Club. Título: Manifique, A Father’s Day Gift. Produção: Biscuit Filmworks, Revolver, Will. Direcção: The Glue Society. Estados Unidos, Junho 2019.

Desta vez é diferente: o rei do carnaval

Parlamento Europeu

“Isto é um anúncio. Um anúncio tenta dizer-lhe o que fazer. Mas este anúncio quer que você nos diga o que fazer. Exerça esse poder. Escolha quem decide. Vote dia 25 de Maio. Eleições Europeias 25 de Maio de 2014”.

Que me lembre, os cidadãos votavam em quem os representasse: os deputados. Decidiam quem deveria representá-los; tinham o poder de lhes atribuir esse dever. Desta vez, nas próximas eleições europeias, o exercício do poder por parte do cidadão parece consistir em “escolher quem decide”. Vem tudo a dar ao mesmo? Em democracia, a semântica é matéria sensível. Escolher quem nos representa não é o mesmo que escolher quem decide. Entre ambos, insinua-se uma elipse política. Quanto a mim, não vou escolher nem quem me representa, nem quem decide, mas vou votar. “A experiência é a madre de todas as coisas” (Duarte Pacheco Pereira): tenho-me sentido pouco representado e não acredito deter o mínimo poder de escolher quem decide. Mesmo que a minha mesa de voto fosse em Munique…

Anunciante: Comissão Nacional de Eleições. Título: Desta vez é diferente. Agência: Ogilv&Mather. Portugal, Maio 2014.