Geografia biográfica
Uma noite em Melgaço, a seguinte em Moledo, a próxima em Braga. Três ângulos do meu quadrilátero. Quadrilátero porque falta um recanto: Paris, leito se não do meu sono pelo menos dos meus sonhos. É esta a geografia de uma vida. Nostálgico, percorro os cds à procura de música francesa. Tropeço em Renaud, un mec à part, un banlieusard, un provocateur, surtout quelqu’un qui, mine de rien, chante “société tu m’auras pas”. Um desalinhado, a seu tempo, bem sucedido.
Te raconter, enfin, qu’il faut aimer la vie
L’aimer même si le temps est assassin et emporte avec lui
Les rires des enfants
J’déclare pas avec Aragon
Que l’poète a toujours raison
La femme est l’avenir des cons
Et l’homme est l’avenir de rien
Tu crois pas qu’on est déjà bien assez nombreux?
T’entends pas ce bruit c’est le monde qui tremble
Sous les cris des enfants qui sont malheureux
Allez viens avec moi, je t’embarque dans ma galère
Dans mon arche il y a d’la place pour tous les marmots
Avant qu’ce monde devienne un grand cimetière
Faut profiter un peu du vent qu’on a dans l’dos
La liberté, c’est l’enfer
Quand elle tombe sur un cœur prisonnier
